Samuel Beckett,
né le 13 avril 1906, mort le 22 décembre
1989, est un écrivain irlandais
qui s'est fixé à Paris avant la Seconde
Guerre mondiale. Il a écrit une grande partie
de son œuvre en français.
S'il est l'auteur de romans, tels que
Murphy, Malone meurt et
l'Innommable et de textes brefs en
prose, son nom reste surtout associé au théâtre
de l'absurde, dont sa pièce En
attendant Godot (1952) est l'une des plus célèbres
illustrations.
On lui décerne le prix
Nobel de littérature en 1969, prix qu'il
refuse d'aller chercher de par sa grande timidité
; timidité qui ne l'empèchait pas, par
ailleurs, sous des apparences janséniste, de
s'adonner à de bacchiques et conviviaux transports.
L'habit ne fait pas le moine ! Moins anecdotiquement,
toute l'œuvre de Beckett est transperçée
par une appréhension aigue de la tragédie
qu'est la naissance. Face à ce lucide et pascalien
constat de déréliction, l'homme demeure
forclos, sans cesse au bord de l'asphyxie, dans un espace
purgatorial, ni heureux ni malheureux. Pour l'Irlandais,
auteur de Fin de partie, cette condition
doit être tout de même vécue pleinement,
avec vitalité. Pour cette vie malgré tout,
Beckett nous propose un "échec
réussi", la littérature ou
l'art, qui eux seuls peuvent injecter au désastre
un peu de supportable, une once de musique et de souffle
existentiel. Car comme il le dit à la conclusion
de Fin de partie, « il
faut continuer, tout doit continuer »
; un sens est à chercher, en dépit de
tout.
Il participera activement à
la résistance contre l'occupation nazie. Il est
recruté au sein du réseau Gloria SMH par
son ami, le normalien Alfred Peron. Quand le réseau
est dénoncé, Samuel Beckett,
prévenu par la femme de son ami Peron, échappe
de peu à la police allemande. Il se réfugie
d'abord chez l'écrivain Nathalie
Sarraute puis dans le midi de la France. Beckett
apprendra en 1945 que Peron est mort après la
libération du camp de Mauthausen. L'œuvre
de l'écrivain est profondément
marquée par les récits de déportation
des camarades de Peron et par la guerre, selon James
Knowlson, son biographe.
Il est enterré au cimetière
du Montparnasse à Paris, dans une tombe dont
la simplicité et la nudité n'ont d'égales
que celles de l'homme .
Toutes les œuvres de
Samuel Beckett sont publiées aux Éditions
de Minuit.
(source
Wikipédia)
Bibliographie :
Principaux livres :
Romans
1951 : Molloy
1951 : Malone meurt
1953 : L'Innommable
1961 : Comment c'est
1970 : Mercier et Camier Théâtre
1952 : En attendant Godot (pièce en deux
actes)
1957 : Fin de partie (pièce en un acte)
1957 : Tous ceux qui tombent
1961 : Oh ! les beaux jours
1982 : Catastrophe ( dédiée à
Vaclav Havel) |

Editions
de Minuit
|
Notes :
C'est en lisant En attendant
Godot que j'ai découvert Samuel
Beckett, et ce devait être en classe.
Par la suite, j'ai avalé Fin de partie,
et Oh! les beaux jours. Je
n'ai lu un roman de Beckett que bien
plus tard. Mais c'est son théâtre
surtout qui m'attire, auquel je reviens sans cesse.
Dans En attendant Godot on
est sur le fil du rasoir, d'un côté l'humour,
bien présent dans le texte, de l'autre côté
cette absence, cette atente, si tragique au fond, si
insupportable. A la fin de la pièce, Vladimir
et Estragon envisagent même de se tuer... puis
remettent au lendemain.
Même impression dans Fin
de partie ou l'absurde
le dispute au tragique. Que l'on se souvienne de cette
réplique de Hamm : "... L'infini du
vide sera autour de toi, tous les morts de tous les
temps ressuscités ne le combleraient pas, tu
y seras comme un petit gravier au milieu de la steppe."