Franz Kafka naît
à Prague le 3 juillet 1883. Il est le fils de
Herman Kafka, commerçant venu de la province
à Prague, et de Julie Kafka, née Löwy.
La famille est juive, et parle allemand comme beaucoup
de Praguois à cette époque.
Kafka poursuit toute sa scolarité
dans des écoles ou lycées allemand et
très tôt s'intéresse à la
littérature. De ses écrits de jeunesse
il ne subsiste rien.
En 1901, Kafka obtient son bac, puis entreprend des
études de droit à l'université
allemande de Prague. Il suivra parallèlement
des cours de littérature allemande et des cours
d'histoire de l'art.
En 1902, il fait la connaissance du poète Max
Brod. A la fin de ses études, en 1906,
il effectue un stage au tribunal de Prague puis est
embauché par une compagnie d'assurance où
il travaillera de 1907 à 1922.
En 1909, il publie ses premiers textes dans le magazine
munichois Hyperion.
De 1912 à 1917, Franz Kafka
aura une liaison avec Felice Bauer, une Berlinoise,
avec qui il se fiancera deux fois sans jamais aller
jusqu'au mariage. C'est en 1917 que Kafka apprend qu'il
est souffre de la tuberculose. En 1919, Kafka rencontre
Julie Wohryzeck avec qui il se fiance mais ces fiançailles
seront elles aussi rompues. L'année suivante,
il fait la connaissance de Milena Jesenska qui deviendra
son amie et entreprendra de traduire ses textes en tchèque.
Malgré les séjours en sanatorium, sa maladie
s'aggrave et à partir de 1922, il ne peut plus
travailler. Kafka rencontre Dora Dymant
durant un voyage en 1923. Ils s'installent la même
année à Berlin. Mais son état se
détériore tellement qu'il doit retourner
à Prague en mars 1924. Il va alors au sanatorium
de Kierling près de Vienne. Le 3 juin 1924, il
y meurt, Dora à ses côtés. Son corps
est ramené à Prague où il est enterré
le 11 juin 1924.
Sur son testament, Kafka demandait
à son ami Max Brod de détruire ses oeuvres,
mais celui ci n'en tiendra pas compte et livrera au
public des textes majeurs comme celui du "Procès",
par exemple.
Kafka est devenu un auteur marquant
par sa diabolique habileté à dépeindre
les hommes perdus dans les rouages d'une société
qu'ils organisent pourtant. C'est tout le thème
du Procès, où l'on suit Mr K., impuissant
et broyé, dans les méandres burlesques
et terrifiants de l'administration.
Alexandre Vialatte traduisit les livres
de Kafka en langue française, et je veux ici
rapporter ce regard qu'il portait sur le travail de
Kafka : "Ses plus grandes oeuvres sont des cauchemars
de scrupuleux rédigés par un ironiste
et par un roi de la parabole sur un ton de procès
verbal. C'est la plus singulière complainte du
sort humain qu'on ait écrite".
Bibliographie :
(Dates de publication)
1913 - Regards
1913 - Le Verdict
1913 - Le Soutier
1915 - La Métamorphose
1919 - La Colonie pénitentiaire
1919 - Un médecin de campagne
1921 - Première souffrance
1924 - Un champion de jeûne
Œuvres posthumes :
1925 - Le Procès
1926 - Le Château
1927 - L'Amérique
1931 - La Muraille de Chine