Bien que l'acte de naissance de Guy
de Maupassant le prétend né au
, il semble
plus probable que l'écrivain ait vu le jour à
Fécamp, en août 1850.
Quoi qu'il en soit, il passera sa prime enfance en Normandie,
sur les plages d' puis vers
Yvetot.
Le jeune Guy de Maupassant est très
proche de sa mère, Laure le Poitevin. Celle ci,
séparée de son mari, élève
seule ses deux fils. Femme très cultivée,
amoureuse des lettres, elle est l'amie de qui conseillera Guy de Maupassant
dans son apprentissage littéraire.
Après un bref passage au séminaire, Maupassant
va poursuivre ses études au lycée de Rouen
où il approfondie son goût pour la littérature
en s'essayant à des premiers vers, ou en donnant
avec ses camarades de fréquentes représentations
théâtrales.
Durant la guerre de 1870, Maupassant
s'enrôlera et se conduira vaillamment. Dès
1871, il viendra s'établir à Paris et
passera dix ans à s'ennuyer au Ministère
de la Marine. Il comblera ses loisirs en pratiquant
des sports, dont le canotage sur la Seine, fort en vogue
à cette époque.
Chez ,
qui s'est pris d'affection pour lui et le guide dans
ses premières recherches littéraires,
il rencontre des écrivains (,
notamment) et lui même s'essaie aux vers. En 1878,
il commencera à publier des articles dans des
journaux importants de l'époque (Le Figaro, Gil
Bals...).
Il faut attendre 1880 pour lire le premier texte majeur
de Guy de Maupassant. Ce sera Boule
de Suif, une nouvelle qui sera qualifiée
de chef d'oeuvre par Flaubert, et dont
Zola fera l'éloge dans Les
soirées de Médan. Suivront
alors des ouvrages qui se succéderont à
un rythme soutenu, alternant recueil de nouvelles
et romans : La Maison Tellier,
Une Vie, Bel-Ami, Pierre et Jean... Sa
production lui apporte la notoriété, mais
l'affection du public lui assure également des
revenus très confortables.
Cependant, Guy de Maupassant est malade.
Atteint de la syphilis, il est miné par la maladie
et développe un état aigu de paranoïa.
En 1892, à la suite d'une tentative de suicide,
il sera interné à la clinique du Dr Blanche
où il mourra un an plus tard, le 6 juillet 1893.
Marqué par l'école
naturaliste, formé aux exigences de
l'esthétique réaliste par Flaubert,
Maupassant a décrit avec un
talent magistral la société de son époque.
Flaubert lui avait enseigné
l'essentiel : produire une oeuvre grâce à
l'acuité du regard. C'est très certainement
dans ses nouvelles que Maupassant atteindra
aux plus hauts sommets de son art.
Bibliographie :
Boule
de Suif (1880)
La Maison Tellier (1881)
Une partie de campagne (1881)
Une vie (1883)
Mademoiselle Fifi (1882)
Contes de la Bécasse (1883)
Au soleil (1884)
Clair de Lune (1883)
Les soeurs Rondoli (1884)
Yvette (1884)
Miss Harriet (1884)
Monsieur Parent (1885)
Bel-Ami (1885)
Contes du jour et de la nuit (1885)
La
Petite Roque (1886)
Toine (1886)
Mont-Oriol (1887)
Le Horla (1887)
Sur l’eau (1888)
Pierre et Jean (1888)
Le Rosier de madame Husson (1888)
L’héritage (1888)
Fort comme la mort (1889)
La Main gauche (1889)
Histoire d’une fille de ferme (1889)
La vie errante (1890)
Notre Coeur (1890)
L’Inutile beauté
Le père Millon (1899, posthume)
Le colporteur (1900)
Les dimanches d’un bourgeois de Paris (1900)
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Le
château de Miromesnil,
lieu de naissance officiel de Guy de
Maupassant |