Ecrivain français, Robert
Merle est né en Algérie (Tebessa)
le 28 août 1908.
Agrégé d'anglais et
titulaire d'une licence de philosophie, il obtiendra
également un doctorat de lettres et deviendra
professeur à Bordeaux et Neuilly-sur-Seine.
Durant la deuxième guerre mondiale, il sera fait
prisonnier à Dunkerque alors qu’il tente
de rallier l’Angleterre et restera prisonnier
jusqu'en 1943.
Après la guerre, il sera nommé maître
de conférences dans différentes universités
(dont Nanterre en 1968...).
En 1949 il fait paraître "Week-end
à Zuydcoote", l'histoire d'un
soldat qui tente de s'embarquer vers l'Angleterre en
1940. Ce livre obtiendra le prix
Goncourt et une adaptation pour le cinéma
sera réalisée par Henri Verneuil en 1964.
En 52, nouveau roman qui connaîtra un très
grand succès, cette fois inspiré de la
vie de Rudolf Hess : "La mort est mon
métier".
En 1962, Robert Merle s'inspirera d'un
évènement entré dans la légende,
la révolte des marins du Bounty, pour écrire
son roman L'Ile.
Au travers d'autres ouvrages, Robert Merle
reprendra régulièrement ce thème
des hommes isolés qui s'organisent pour structurer
des communautés. L'exemple pour moi le plus frappant
tient dans le roman Malevil
où, à la suite d'une déflagration
nucléaire, un groupe d'individus isolés
dans un château, apprend à reconstruire
une société dont tous les repères
sont à réinventer. A noter qu'un film
sera tiré de ce roman et réalisé
par Christian de Chalonge en 1981, mais vous pouvez
sans remord éviter de le voir, vous n'y perdrez
rien...
Dès 1977, et tout en produisant d'autres ouvrages,
Robert Merle va s'attaquer à
une ambitieuse fresque historique : Fortune
de France. Cette œuvre va occuper son
auteur jusqu'à la fin de sa vie puisque le dernier
titre qui la compose Le Glaive et les Amours
sortira en 2004.
Les romans qui composent cette fresque seront très
attendus et suivis fidèlement par des lecteurs
qui se passionneront pour les tribulations de Pierre
Siorac pendant les guerres de religion, puis à
la cour des rois de France. La série se poursuivra
à partir de 1991 avec un nouvel héros,
fils du précédent, pour couvrir au final
une période qui va de 1547 à 1661 et jette
un regard aigu sur une histoire de France fertile en
petits et grand évènements.
Robert Merle
décèdera le 27 mars 2004 dans son domaine
de la Malmaison à Grosrouvre, Yvelines, le 27
mars 2004.
Bibliographie :
1949 : Week-end à Zuydcoote
(prix Goncourt) 
1952 : La mort est mon métier
1962 : L'Île (prix de la Fraternité)
1967 : Un animal doué de raison
1970 : Derrière la vitre
1972 : Malevil
1974 : Les Hommes protégés
1976 : Madrapour
1986 : Le Jour ne se lève pas pour nous
1987 : L'Idole
1989 : Le Propre de l'Homme
FORTUNE DE FRANCE
1977 : Fortune de France 
1979 : En nos vertes années
1980 : Paris ma bonne ville
1982 : Le Prince que voilà
1983 : La Violente Amour
1985 : La Pique du jour
1991 : La Volte des Vertugadins
1993 : L'Enfant-Roi
1995 : Les Roses de la vie
1997 : Le Lys et la Pourpre
1999 : La Gloire et les Périls
2001 : Complots et cabales
2004 : Le glaive et les amours (Prix Jean Giono)
Théâtre
1950 : Tome I : Sisyphe et la mort, Flamineo, Les Sonderling
1957 : Tome II : Nouveau Sisyphe, Justice à Miramar,
L'Assemblée des femmes
1992 : Tome III : Le Mort et le Vif suivi de Nanterre
la Folie (adaptation de Sylvie Gravagna)
1996 : Pièces pies et impies
Autres œuvres
1955 : Oscar Wilde ou la « destinée »
de l'homosexuel
1965 : Moncada, premier combat de Fidel Castro
1984 : Oscar Wilde
1985 : Ahmed Ben Bella